la cohérence cardiaque (1) – explications

 

          Voici une première vidéo explicative du regretté Dr.David Servan-Schreiber, sur le fonctionnement de ce phénomène. J’ai choisi de vous présenter sa présentation (vous trouverez sur internet des vidéos équivalentes d’autres médecins), car le Dr Servan-Schreiber avait un talent indéniable de vulgarisateur et a été celui qui a fait connaître largement cet outil naturellement thérapeutique.

Voici donc quelques explicitations (comme promises depuis longtemps), quant aux propos dans cette vidéo.

Au début le Dr.David Servan-Schreiber (DSS) (0-1’30) parle de manière simple et imagée du système  neurovégétatif ou système nerveux végétatif (SNV) ou système nerveux sympathique ou système nerveux involontaire/autonome (tous synonymes) et de ses deux branches, le système nerveux orthosympathique (l’accélérateur) et le système nerveux parasympathique (le frein).

Puis (1’30-3’15) il explique qu’à chaque seconde notre coeur ne bat pas forcément à la même vitesse que la seconde précédente, en permanence il accéléré et décélère. C’est ce que mon un électrocardiogramme, avec son tracé en pics et en creux.

Enfin (3’15-4’17 ) nous arrivons au coeur du sujet, la cohérence cardiaque. Atteindre l’état de cohérence cardiaque c’est faire sortir de coeur (et toute notre physiologie) du « chaos » pour retrouver une cohérence -comme le dit DSS, sortir de l’agitation pour retrouver un état de paix intérieur. Voilà ce que propose la cohérence cardiaque, rien de moins!

Pour aller plus loin et comprendre cette merveilleuse pratique, voyez les 3 autres articles/vidéos sur le sujet.

la cohérence cardiaque (2) – démonstration

 

Dans cette seconde vidéo le Dr.David Servan-Schreiber, grâce à la jeune femme qui l’assiste, fait la démonstration du lien étroit entre les émotions et notre coeur (ou plus largement notre physiologie).

On voit bien comment les émotions, ce qu’on vit intérieurement, influencent notre physiologie au complet, ces fonctions physiologiques qui dépendent du système nerveux involontaire et sur lesquelles  on a, à priori, aucun contrôle…

La cohérence cardiaque (3) – contrôle

 

Dans cette troisième vidéo, le Dr.David Servan-Schreiber (DSS) aborde la partie pratique de la cohérence cardiaque.
Les consignes sont simples: mettre en place une respiration lente et régulière, basée sur le rythme de 5 secondes d’inspiration suivies de 5 secondes d’expiration. Vous « domptez » votre respiration et les impacts sont immédiats!
Ajoutez-y un autre ingrédient: centrer votre respiration au niveau du ventre, pour encore plus de bénéfices sur votre physiologie. (pour savoir comment faire et connaître les bénéfices associés, reportez vous à l’article sur la respiration abdominale).

Voyez dans la vidéo comment la courbe de la fréquence cardiaque, au paravant quelque peu anarchique avec ses alternances de pics et de creux, devient régulière, harmonieuse dans la progression des hauts et des bas, se rapprochant d’une courbe sinusoïdale (presque) parfaite!

le stress ancestral

Dans cet extrait de Médium Large sur Radio Canada, Boucar Diouf (conteur et docteur en océanographie) explique les effets
du stress sur l’organisme.

Le point très intéressant, je trouve, est à la fin quand il explique que sous l’effet du stress prolongé, les fonctions digestive et reproductrice sont affectées dans leur fonctionnement.

 La digestion est le reflet direct de notre mode de vie, la paroi digestive interne est un organe en contact direct avec notre environnement, par l’alimentation et les micro-organismes présents autour de nous. Pas étonnant que cette sphère digestive soit responsable de tant de déséquilibres dans notre organisme! De ce que je peux constater dans ma pratique, je situerais autour de 70 le pourcentage de maux du système locomoteur trouvant leur origine dans la sphère digestive. Comme le dit ce proverbe de médecine chinoise: «l’alimentation est la première des médecines».

Je ne saurais recommander à tout le monde d’accorder un grand soin à son alimentation, tant dans la qualité des produits que dans la façon de les consommer. La qualité est bien évidemment l’un des premiers critères sur lesquels il faut veiller (privilégier dès que possible les aliments organiques et DE SAISON); ayez toujours à l’esprit que les constituants de votre organisme proviennent de l’alimentation; autrement dit, «vous êtes ce que vous mangez». La quantité et l’équilibre dans l’assiette sont tout aussi importants. Et enfin la façon dont nous mangeons; «vivre dans le moment présent» c’est aussi accorder l’importance, l’espace-temps nécessaire au repas. Pour finir l’aspect alimentation, n’oubliez pas que notre corps est composé à 65% de molécules d’eau, donc soyez aussi attentif à la qualité de l’eau que vous buvez! Et buvez-en suffisamment 😉

Pour reprendre les explications de Boucar Diouf, notre organisme est exposé à des concentrations trop élevées de cortisol (hormone issue des glandes surrénales). De la même manière que l’adrénaline est l’hormone en réponse à un stress ponctuel (le « coup de boost » nécessaire pour faire face rapidement à une situation dangereuse), le cortisol est l’hormone du stress à long terme. Une hypersécrétion chronique de cortisol a des répercussions très vastes et nocives (voir l’article correspondant).

Dans son exposé Boucar Diouf soulève un point très intéressant, en rappelant que lors d’une situation de stress intense l’organisme va prioriser certaines fonctions, notamment l’activité cérébrale (pour analyser la situation et prendre des décisions rapidement), les réflexes (pour réagir) et l’apport sanguin dans les muscles (mobiliser les troupes pour être prêt à combattre ou fuir). Mais d’autres grandes fonctions pâtissent de cette situation exceptionnelle: la digestion et la reproduction apparaissant vraiment secondaires à ce moment-là.

D’où l’idée que le stress à long terme a pour conséquence directe de perturber ces deux fonctions, en agissant de manière plus subtile et discrète, mais tout aussi redoutable! Et donc d’en déduire que nos modes de vie, parfois bien loin de l’équilibre, sont des causes directes à de nombreux problèmes de fertilité et débalancements de la sphère digestive (responsable à son tour de la majorité des maux physiques que nous pouvons ressentir).

Toujours les mêmes conseils: respirer (voir cohérence cardiaque), bouger en se servant de son corps (par des activités physiques), ralentir votre rythme de vie! De la même manière que l’eau ou la nourriture, la sérénité est un élément vital de notre vie, si on la veut longue et bien portante!

Et pour les couples qui veulent procréer, commencez par ralentir votre rythme, lâchez-prise sur « la performance », le résultat et savourez le processus 😉

Le cortisol, l’arme du stress

Le stress et le cortisol… un état de tension perpétuel pour le corps!!

Si l’adrénaline est une réponse au stress ponctuel et intense (situation momentanée), le cortisol est l’hormone produite en excès par l’organisme lorsqu’on vit du stress à long terme. Malheureusement ces conséquences sont vastes et néfastes! En voici un résumé, très simplifié.

Effet sur le métabolisme des glucides (sucres) et des protéines: le cortisol favorise la néoglucogénèse =  la fabrication de glucose à partir des lipides (graisse) et des protéines (muscles), ce qui a pour effet de vous faire fondre graisse et muscles mais de manière inappropriée (connu comme « l’effet grenouille », des jambes fines et un tronc massif). Le cortisol est donc hyperglycémiant, il fait augmenter le taux de sucre dans le sang, ce qui vous donne de l’énergie pour tenir, résister à la pression. Mais il fait plus travailler le foie (qui est le chef d’orchestre du sucre dans l’organisme) et participe tranquillement et sûrement à augmenter les risques de diabète! Une autre conséquence est la rétention d’eau (dans le tond notamment).

Effet sur le squelette: diminution de l’absorption du calcium, favorise l’ostéoporose et les retards de croissance chez l’enfant.

Effet cardio-vasculaire: favorise l’hypertension

Effet hématologique: affaiblit le système immunitaire

Effet cutané: perturbe la synthèse de collagène et favorise le vieillissement de la peau, avec la perte de ses propriétés mécaniques.

Effet anti-inflammatoire: le cortisol a donné naissance aux corticostéroïdes, les anti-inflammatoires que votre médecin vous prescrit parfois (à juste titre!). Mais «les états de stress chronique accompagnés d’une sécrétion élevée et continue de cortisol peuvent faire apparaître des immunodéficiences avec infections». Autrement dit, vous tombez souvent malade, vous attrapez plus ou moins tout ce qui passe!

Effet sur la chronobiologie: le cortisol est un régulateur des cycles circadiens, avec la mélatonine. Si cette dernière est « responsable » de l’endormissement, le cortisol lui est responsable plus du réveil. Donc une hyper sécrétion chronique viendra perturber votre sommeil, dans la qualité et la quantité (insomnies).

(Source: Wikipédia)

Je pense qu’avec ces quelques points vous aurez compris l’étendue des conséquences d’une hypercortisolémie, et en même temps tous les bénéfices que vous pourriez tirer d’une réduction de sa sécrétion! En travaillant sur des grands centres de régulations (le système nerveux central, les glandes endocrines, la circulation sanguine, etc), je peux vous aider à faire baisser significativement votre taux de cortisol circulant. Cela revient à faire baisser la pression interne de votre organisme, afin de le ramener plus proche d’un niveau physiologique. Venez expérimenter un tel traitement et ses bienfaits!

city peaceDe votre côté, chez vous au quotidien, vous pouvez pratiquer des exercices et adopter une hygiène de vie favorisant cette
régulation. Pour cela voyez l’article sur la cohérence cardiaque et venez en discuter avec moi!